Une curiosité lyonnaise
Il est des expressions que l'on emploie qu'entre Rhône et Saône. Ainsi, l'allée est-elle le couloir d'entrée d'un immeuble et la traboule, du latin "trans ambulare", qui signifie "passer à travers", ce raccourci en forme de passage intérieur qui permet de communiquer d'une rue à l'autre en traversant un ou plusieurs immeubles, et généralement une ou plusieurs cours.

Outre l'aspect pittoresque de ces cheminements, les traboules recèlent des curiosités architecturales et souvent des merveilles : escaliers à vis, façades et galeries Renaissance, cours ouvrant sur des jardins en étages... Particulièrement nombreuses dans le Vieux-Lyon et sur les Pentes de la Croix-Rousse, bien que présentes un peu partout dans la ville - dans son ouvrage "Traboules de Lyon", René Dejean en a répertorié 315 - elles ont abrité les allées et venues clandestines des Canuts durant leur grande révolte de 1831 et des Résistants lyonnais pendant la guerre de 1939-45.

Nombre de ces traboules sont ouvertes et se visitent. "Appuyez sur la chevillette et la porte s'ouvrira..." vous dira-t-on du coté de la Renaissance du Vieux-Lyon - qui a participé activement à l'élaboration de ce mini-guide -, mais "Chut, sans bruit", tranquillité des habitants oblige. Visite guidée dans le Vieux Lyon et sur les pentes de la Croix-Rousse...

A noter : Les immeubles et maisons ayant fait l'objet d'une restauration totale, en accord avec les Bâtiments de France, tant sur le plan hygiéniste que dans le domaine architectural, sont mentionnés ici par un (R).