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Les grandes serres métalliques du jardin botanique du Parc, édifiées en 1880, poursuivent leur cure de jouvence... Le premier jardin botanique lyonnais est antérieur au Parc de la Tête d'Or. En 1793, il est sur les pentes de la Croix-Rousse. Le parc est créé de 1856 à 1862 par les frères Bülher, paysagistes de renom. Des serres sont construites pour abriter des collections de plantes en provenance du Cap et de "Nouvelle Hollande", l'Australie actuelle. En bois, elles résistent mal à l'atmosphère chaude et humide. On les remplace donc, en 1880, par des serres métalliques. Le pavillon central culmine à vingt et un mètres de hauteur, véritable exploit à une époque où l'on ne sait pas encore forger les pièces de grande dimension. Les façades sont soutenues par des éléments en fonte mis bout à bout et assemblés par des boulons. Malheureusement, la voûte de la grande serre s'affaisse peu à peu. Des arcs-boutants disgracieux sont rajoutés. En 1944, la destruction des ponts de Lyon soumet les vitrages à rude épreuve. La rouille, de son côté, s'attaque doucement mais sûrement à la structure. Des boulons cassent et, en tombant, font voler les vitres en éclats. En 1970, pour des raisons de sécurité, il faut se résoudre à fermer la grande serre au public. On décide de reconstruire le pavillon central qui est dans un état alarmant. Les serres latérales ont mieux résisté. Le coût étant trop élevé pour reprendre la technique d'origine, on utilise des poutrelles d'une seul tenant. L'édifice perdra en élégance mais gagnera en luminosité. On en profite pour remplacer le chauffage par tubes d'eau par un système à air pulsé. En 1995, c'est la serre Sud, affaissée et rouillée, qu'il faut refaire. Elle aussi est inscrite à l'inventaire des Monuments historiques. Le projet est confié au cabinet Repellin. Le budget important - près de 8 MF - permet de faire une restauration à l'identique, comme en 1880, y compris la couleur des peintures... Les travaux ont débuté au printemps 97. Un impératif : ils doivent être achevés avant les grands froids car les plantes sont restées en place. La rénovation se termine fin novembre. Le temps doux de cet d'automne a protégé l'exubérant jardin tropical où palmiers, philodendrons, fougères arborescentes se côtoient. Concepteurs, artisans, tous ceux qui participent à cette rénovation, respectent le "timing". Dans ce nouveau décor où le passé a inspiré le présent, où le présent soutient le passé, où l'élégance n'a pas d'âge, on peut admirer, réadmirer les camélias plus que centenaires... |
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