Histoire colombienne

Nous sommes le 10 octobre 2006, nous décollons en direction de Medellin en Colombie.
Destination peu banale qui soulève bien des interrogations : trafic, enlèvement, pays à risque… on a tout entendu !
17h10, le lendemain, arrivée à Medellin, le décor est planté. Trois jeunes gens de l’organisation tout sourire sont là pour nous accueillir, dont Jasmine, une jeune étudiante colombienne parlant très bien français. Elle restera avec nous pendant tout notre séjour.
Lors des formalités, on découvre une organisation accueillante et sur motivée autour d’un projet colossale !
Au programme : un raid de trois jours pour les élites, mais aussi des courses d’orientation, du roller et des courses de VTT.

Départ de la 1ère journée avec environ 8 h d’effort.
La première section est une étape de rollers en plein centre-ville. Heureusement, la route est fermée par la police enfin presque… Tout allait bien nous sommes sur une trois voies juste pour nous ! Par pour longtemps, la police a été débordée et nous nous retrouvons au milieu des voitures qui klaxonnent et roulent à toute vitesse (imaginez-vous en roller, place de l’Etoile, à 8h30 !). Bilan : nous finissons dans le coffre d’un taxi lors d’un freinage d’urgence !!! Après cette balade en roller assez intense en émotions, nous voilà partis pour une course d’orientation en plein centre-ville avec des questions culturelles.
Cela fait deux jours que je suis malade et je ne suis pas dans une forme olympique, Michel est au sommet de son art en orientation, « Lapin » et Nath ont les neurones qui fonctionnent bien pour les questions, et moi j’espère avoir quelques secondes de répit mais ils n’ont pas l’air décidé !!
Nous sommes en 2ème position à trois minutes. Nous quittons le centre-ville pour monter sur les hauteurs où nous découvrons une population souriante et encourageante « viva francia » ! Après une belle étape dans les collines surplombant la ville, nous retournons en direction du centre pour passer la ligne d’arrivée de cette première journée où nous finirons 3ème. J’ai été malade, j’ai passé la journée sans sac à dos accroché a un élastique….ils sont gentils mes copains !
Après une bonne nuit, départ du 2ème jour, en roller, la route restera fermée tout le parcours. Très vite, nous enfourchons nos VTT pour sortir de la ville en direction d’une colline (la course s’appelle 7 cerros qui correspond aux 7 collines autour de Medellin). Arrivée au pied du Cerro, une carte de CO nous est remise, Michel va pouvoir s’exprimer… nous sommes en tête avec les Finlandais et les Américains. Nous jouons au chat et à la souris, un Finlandais va même féliciter Michel pour ses choix en orientation, gros compliment quand on sait le niveau des Scandinaves en orientation. Nous voilà repartis en vélo, nous sommes dans les trois premiers, tout va bien. Nathalie tombe en vélo et casse un frein, on décide de changer de vélo avec « Lapin », c’est lui désormais qui n’a plus que le frein arrière ! Il faut redescendre des collines vertigineuses pour regagner l’arrivée. Pour gérer la descente au mieux, nous décidons d’accrocher un élastique entre nos deux vélos afin que je puisse le freiner, un exercice nouveau : il faut croire en la chance pour que l’élastique ne casse pas et avoir confiance en la confiance ! Comme quoi, en raid on innove à chaque instant ! Mission accomplie : la ligne est franchie en 4ème position et sans bobo.
3ème jour, les jambes commencent à être dures……
Nous sommes transportés à bord de bus locaux (avec la musique qui va bien avec), l’ambiance est là, nous montons au sommet d’une colline. La course va débuter par une descente en « chariote », sorte de kart made in Colombie sur lequel des roulement à billes font office de roues.
Top départ, nous descendons prudemment, ce ne n’est pas le cas de tout le monde… Au final, quelques sorties de route et quelques points de suture !
’orientation dans les collines suivie d’un déplacement en métro ! Celui nous permettra de traverser complètement la ville, pas courrant dans les raids mais plutôt drôle de faire la course avec les autres équipes dans une bouche de métro.
Le raid se terminé par une grande « bambée » en vélo. Nous nous classons 4ème.

Nous repartons de Colombie séduis par l’accueil et la qualité de l’organisation. Les Colombiens ont inventé une manifestation tout à la fois sportive, culturelle et humaine. Un pays et une population à découvrir.

Victoire pour l’équipe Intersport au raid Souloise.

Le 02 septembre a eu lieu le raid Souloise, course d'environ 60km se déroulant autour de Corps (38), à VTT, à pied, en canoë (beau parcours aquatique sur le lac du Sautet) avec quelques ateliers de cordes comme la descente en rappel du clocher du village, le tout en orientation.
Michel Denaix associé pour l’occasion à Laurent Favre termine avec 45 mn d'avance en 4h04 sur les vainqueurs de la dernière édition les loups garou.
Raid très sympa, beau parcours et une organisation royale.



2ème place au raid Nature 42 pour l’équipe Intersport composée de Vincent Lacour et Renaud Charlon.


Autour de la station de Chalmazel, Auvergne, le 24 septembre c’est déroulé le raid Nature 42. Il s’articule principalement autour de la course à pied et du VTT, le tout en orientation
L’équipe Intersport bouclera le parcours en 4h 07 contre 3h51 pour l’équipe victorieuse.



J -8jours avant le départ au 7CerrosMedellin, raid de 3 jours en Colombie où l’équipe Intersport composée de Nathalie Bourillon, Gilles Lelièvre, Vincent Lacour et Michel Denaix retrouvera plusieurs équipes internationales, les finlandais de team Finland, d’Halti, les espagnols de Buff, les américains de Sole sans compter les nombreuses équipes sud américaines. Au menu, VTT, treck, roller, cordes, et épreuves locales ?
L’ambition de l’équipe lors de cette épreuve est de rentrer dans le top five.

ARWC 2006
16 au 23 août  2006 : championnat du monde des courses d’aventure (ARWC) en Suède. Région du cercle polaire.
Les 33 équipes sélectionnées, représentant 14 nations, s’affrontent sur un parcours magnifique de 800 km : trekking, VTT, canyoning, roller, eaux vives, kayak de mer, glaciers, spéléo et manœuvres de cordes.

Composée de Catherine Félix, Gilles Lelièvre, Vincent Lacour et Pascal Bahuaud, l’équipe Intersport, seule sélectionnée pour la France, participait à l’ARWC pour la deuxième fois. Très rapidement, des blessures et incidents en série ont ralenti sa progression : oedème allergique, douleur intercostale due à une chute de VTT, tendinites multiples et épanchement de synovie au genou.
Au bout de quatre jours de course, plus de 400 km parcourus et d’une lutte éprouvante pour rester dans le tempo très rapide, l’équipe a malheureusement été contrainte à l’abandon. Le très haut niveau de cette compétition, unanimement décrite par les concurrents comme l’une des plus techniques et exigeantes jamais organisées, ne permettait pas de concourir sans une pleine possession de ses capacités physiques. C’est avec un grand sentiment de frustration que l’équipe a pris sa décision. 

A l’arrivée, l’équipe américaine de Nike Powerblast l’emporte en 5 jours et 2 heures devant les Finlandais de Team Finland à 3 heures et les Suédois de Lunghags.
20 teams sur 33 ont terminé cette épreuve d’un très haut niveau, tant en ce qui concerne les équipes inscrites (les meilleures du circuit mondial) que les difficultés techniques proposées.

Place maintenant à la récupération, aux examens de santé et aux soins afin que les traumatismes survenus à trois équipiers d’Intersport soient le plus rapidement oubliés.

Intersport, invité par l’organisation, sera présent sur la prochaine manche de l’ARWS en Colombie, pour le 7cerrosmedellin, du 12 au16 octobre. Course de 3 jours à étapes comprenant du trekking, du VTT, du roller et des cordes, comptant pour la sélection à la finale mondiale 2007.

 L’équipe devrait être composée de Vincent Lacour, Gilles Lelièvre, Michel Denaix et de Véronique Barbier (ce serait son retour dans le circuit après un arrêt du à une maternité) ou de Nathalie Bourillon,  suivant leurs disponibilités.

Desafio de los volcanes
30 janvier 2005
Départ le 30 janvier de Saint de Los Andes (Argentine)
Arrivée (au plus tard... le 5 février) à Valdivia (Chili) après plus de 550 km de course.
Les activités sont : course d'orientation, marche sur glacier, VTT, kayak, canoé, cordes (rappel, montée jumard, tyrolienne), canyoning et costering.
Pour cette 5ème édition, 54 équipes de 15 nationalités (USA, Canada, Espagne, Suède, Norvège, Australie...) seront au départ.
Ce raid renoue avec la tradition des raids aventure, une course non stop sans GPS ni voile par équipe mixte de 4 personnes, sans remplaçant et avec deux assistants.

Le résumé de la course jour après jour...

Premier jour par Véronique
Dimanche matin de bonne heure (de trop bonne heure !) tout le monde debout après la dernière vraie nuit. Le ‘’pré’’ raid aura consisté pour nous à organiser notre assistance quelque peu chaotique : un chauffeur sans papier, une remorque qui nécessite quelques ajustements, un chargement quelque peu instable. Mais ça y est, tout est bon et en route pour Junin de los Andes où aura lieu le départ fictif… en camion aussi, suivi d’un ascalin (mouton grillé) géant avant de se rendre sur le lieu du vrai départ, le lac Huecchulafquen, qui aura lieu à 16 h. Bonne nouvelle, vu qu’il n’y a pas trop de vent (mais que signifie le pas trop), le départ change d’endroit et nous ferons 5 kilomètres en plus.
Pour une fois les Argentins sont à l’heure puisque le 3-2-1 partez a lieu à 16h 05.
C’est la cohue, 54 équipes de 4 bonhommes embarquent pour une 1er étape qui se révèlera tumultueuse ! 1iere galère, mettre les jupes après quelques coups de pagaies.
Il aura fallu peu de temps pour que le vent se lève rendant ce milieu instable encore plus instable. Le lac d’un grand calme à l’origine devient rapidement un champ de vagues.
Pour tout dire, je ne suis pas trop rassurée, ça n’a pas l’air très stable ces kayaks et Vincent qui me dit « pagaies, du rythme », mais je ne fais que cela et j’ai déjà mal aux bras…
Pour les deux gros ours (Vincent et Pascal), la position dans le bateau se révèle vite être un supplice, ils ne peuvent bouger les jambes ni même les doigts de pied (comme quoi il vaut mieux être petit !). Il nous faudra un certain temps (2h 30) pour atteindre le CP1. Tout le monde sort des Kayaks, on arrive plus à marcher et on grelotte à en perdre nos dents. Je revois la tête de Vincent, blanc comme un linge, allez vite, il faut repartir, à vrai dire c’est le seul moyen de se réchauffer. Suivront quelques 5h de kayak et heureusement le vent est tombé avec la nuit ! La fin approche puisque sur la berge on voit les lumières des premières équipes qui repartent à pied, mais qu’elle est longue cette fin ! Arrivée fracassante au CP5 puisque Pascal s’étale dans l’eau merveilleusement bien aidé par Bruno.
Dans l’instant où l’on a arrêté de s’activer on se retrouve tous en quasi hypothermie, on calque des dents, vite il faut se changer pour repartir à pied. Heureusement que Bruno et Eric sont là pour nous aider car on a l’air de gros impotents. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous voici déguisé en trekkeurs, retapé par un bon Ziploc de riz chaud qui sert aussi de chaufferette.
Un caméraman est affrété sur cette étape avec nous, il ne va pas être déçu de la petite rando…
1iere heure tranquille jusqu’au CP7, pas si évident que cela de se repérer dans la nuit !
Au dessus du CP, le Road book indique de passer de la rive droite à la gauche à l’altitude 1070m, un peu gourmand, on traverse légèrement plus bas ce qui nous vaudra de se tromper de rivière. Ici débute un long périple là où jamais personne n’était encore passé, 2h 30 à passer de la rive G à la D, à ramper dans les bambous, à enjamber les troncs, ça ne nous étonne pas plus que cela puisque l’organisation avait parlé de ces fameux bambous. Et notre journaliste qui nous suit toujours et qui doit sérieusement nous prendre pour des malades (il connaît le chemin et sait que nous sommes sur une mauvaise route). Au bout de 2h 30, mini, il faut se rendre à l’évidence on ne va pas du tout dans la bonne direction – Ah, je crois que je me suis trompé ! – tout le monde se regarde, un petit sourire, ce n’est pas grave, on va redescendre ; Rebelote dans le sens inverse, au total, 5 h se sont écoulées. Une fois sur de retour sur le vrai chemin, on retrouve une équipe, elle a pointée à la 35ème place à la sortie du kayak soit 20 places après nous !!! C’est pas grave, au moins on sait que l’on va remonter un certain nombre d’équipes, au moins on verra plein de monde !! Et notre journaliste, il résiste !!
C’est vrai que le chemin est quelque peu plus praticable, et puis, il n’y a pas de quoi se démotiver, les paysages sont tellement beau, notamment ce vallon encore tout givré, auquel on a consacré quelques poses photos. Le jour se lève doucement et nous continuons sans trop s’affoler. C’est un peu le yoyo avec quelques équipes, eux devant puis nous puis eux et ainsi de suite jusqu’à la fin. Il faut chaud et il est midi lorsque nous arrivons à la fin de l’étape où nous attendent nos vélos. On prendra note temps, on mange, on boit, on s’habille, on vérifient les vélos et puis repartons. Petit instant d’hésitation sur le premier chemin et feu la machine est lancée, avec les 3énervés, ça ne va pas chômer ! Le début est assez roulant jusqu’au pied du fameux col : quelques centaines de mètre de dénivelé sous une chaleur étouffante, dans une espèce de terrain sableux, c’est pas facile tous les jours !!!
Et puis la descente, dans le sable, quelques gamelles (ce n’est que le début d’une longue série) et de nouveau une partie roulante. On remonte un certain nombre d’équipes, il faut dire que j’ai jamais pédalé aussi vite, en drapeau derrière Vincent. Je connais toutes les déclinaisons de couleurs possibles de l’élastique !!!
7 heures après le 1ier coup de pédale, nous voilà rendu au CP16 qui est la 1ier assistance repos (5 heures). Une petite série de photos car apparemment on est tellement noir que l’on ressemble presque à des mineurs

Deuxième jour par Vincent
Après 27 h de course et 5 h de repos, il est 23 h50, nous voilà reparti en trek pur l’ascension du mont Malo. Nous partons en 22ème position, notre but étant de revenir progressivement au classement après notre grosse erreur de la veille.
Durant notre ascension nous avons doublé quelques équipes dont une qui tournait sur le plateau depuis plus de deux heures à la recherche du CP, à chacun son tour…
Nous sommes bien, Michel semble être ‘’ dans la carte’’. Il est 5 h, nous sommes sur les crêtes très ventées du mont Malo, le jour se lève doucement, nous devinons des paysages merveilleux, impatients que le soleil nous aide à découvrir tout cela. Il faut désormais redescendre en direction d’une forêt millénaire qu’il va falloir traverser. La végétation est une merveille à l’état pure où l’homme n’a pas du intervenir. Notre progression hors chemin est à la fois difficile et rendue très plaisante par la quiétude de la forêt.
Il est 9h, nous sommes proche du CP19, le contraste est saisissant : au milieu d’arbres gigantesques, une trouée avec une lagune et le CP19 bien sûr … !!! Une fois de plus nous étions heureux, certes de voir le CP mais encore plus de découvrir un lieu magique.
Nous continuons notre chemin à travers des sous bois de bambous ou nous passerons le CP20.
Le chemin entre 20 et 21 sera un vrai parcours du combattant, dessus, dessous, les troncs barrent le chemin ou plutôt la sente ré ouverte pour l’occasion. Des milliers de bambous morts barrent aussi le passage et leurs pointes nous accrochent inlassablement. C’est au milieu de nulle part que l’on passera la frontière grâce à un poste volant, créé pour la course. Cette rencontre insolite avec les douaniers vaudra bien une petite pose photo, initié par Michel d’une main de fer (on a l’habitude des militaires ou non)….
Il est 13 h, le trek se termine au bord du lac Pirehueico ou nous retrouvons nos kayaks pour la traversée. La marche nous a permis de remonter à la 12ème place.
Après s’être changé, nous embarquons pour 3h 30 de navigation. Heureusement le vent est avec nous, la monotonie de la pagaie est atténuée par la vision au loin du volcan Mocho que l’on doit gravir ensuite.
Après 3h de rame, nous avons traversé le lacet rejoint le CP22 où notre assistance nous attendait. Il est 18h 30, nous avons quelques minutes pour enfourcher nos vélos. Nous avons emprunté une longue piste de sable pour rejoindre le CP23, 1h plus tard. Certaines équipes avaient le choix de prendre cette piste en aller et retour car cette section de vélo faisait une boucle pour revenir à l’assistance. Nus avons fait le choix prendre une piste, non cartée, mais conseillée par le road book, option payante car nous sommes arrivés à l’assistance le repas n’était pas prêt… Euphoriques de cette étape de vélo où nous avons repris 0h 30 minimum aux équipes de têtes, nous pouvons nous reposer.

Troisième jour par Michel
Après un repos très apprécié à l’assistance et quelques renseignements pris auprès d’X , notre conducteur, nous voilà parti pour notre plus longue portion pédestre. Il est 01h 1à, la nuit est sombre et fraîche. Suivi de loin par des Argentins, de bonnes pistes nous amènent rapidement à l’atelier de cordes, progression de 2 km sur des tyroliennes, remontées de cordes fixes et rappel. Le bruit étourdissant des cascades de ce canyon renforce la nervosité, les gros bras souffrent surtout sur la dernière tyrolienne qui remonte d’une dizaine de mètres. Autonomie totale, heureusement la technique est là, et tout s’enchaîne très vite à la lueur de nos frontale dont une restera en souvenir aux poissons. Les guides locaux nous ont repéré, en négatif lorsque nous sommes monté à deux sur la même corde, en positif par notre facilité de progression et devant notre équipement très performant hyper léger.
Par un sentier peu marqué et quelques passages sur de vielles échelles de bois, nous remontons le canyon. Le jour se lève, 1h 30 sur les cordes, 2h le long du canyon, le hors d’œuvre est passé, l’ascension du point culminant peut commencer. Cette longue montée se fait par des chemins et pistes non cartée, mais la direction est bonne. Au milieu deux impressionnantes tyroliennes sur câble de plus de 150m sont franchies au dessus d’un ravin. Nous arrivons enfin sur le glacier, une foule nous encourage. Mise rapide des crampons et du baudrier et nous avalons les 500 derniers mètres du volcan EL Mosso 2416m. Le panorama est grandiose, le Lanin point culminant de la région nous fascine, séance photo…et oui ! Et descente rapide sur la neige et quelques trou de crevasses et arrive le CP suivant.
Déjà !!!4 places gagnées depuis le départ, les américains sont à 0h 50, nous sommes sixièmes. Euphorie ??!!Sans faire trop attention nous descendons le premier thalweig tout à l’air facile, mais quelques hésitations, le terrain ne colle pas à la carte. Où est on ? Nivellement et altitude ne sont pas bon, concertation avec Pascal, influence mutuelle, aucun ne prend la bonne décision pourtant évidente sur le terrain, mais qui ne correspond pas à la carte. Doute ! Enfin des repères !! Le PC n’est pas à sa place, 300m de dénivelé plus haut et un thalweg avant. Nous sommes descendu trop tôt.1h 15 de perdu, nous revoilà sur le bon cap.
Une courte pause pour enlever les pierres des chaussures, nous rejoignons un refuge et passons un col. Une interminable descente commence sur une vielle piste en lacets presque plate. Entre 15 et 20 km pour 1000m de dénivelé. Vers le bas Vincent aperçoit une traçouille qui semble couper. OK …tout bon, puis une deuxième, peu de gain mais cela rompt la monotonie, une 3ème, ne bifurcation ? Puis, une forte pente, dans une forêt de résineux, jonchée de branches mortes. Fatigue aidant, chutes également, coup de blues pour Véro qui n’apprécie pas :
« y en a marre des raccourcis qui rallongent » mais bon tout rentre dans l’ordre. Le campement n’est plus loin. Toujours 6ème, ne concédant que 0h 40 sur les américains depuis notre erreur, le bilan est positif.
Nos assistants toujours aux petits soins et la rivière qui longe notre tente permet un décrassage nécessaire. Repos obligatoire de 5h

Quatrième jour par Pascal
23h19, départ pour la dernière section de VTT, la plus longue, environ 100 km. Après l’étude de la carte tout semble très clair, nous ne prenons pas la peine de nous renseigner sur l’itinéraire auprès de notre indic – notre chauffeur argentin. 1ière rivière, 1ier portage dans l’eau jusqu’à mi cuisse ça réveille, 1ière crevaison, 2ème rivière, bizarre on devrait en traverser qu’une mais depuis le début, il y a tellement de décalage avec la carte….on continue. Quelques minutes plus tard, on roule dans la direction opposée. Stop ! Marche arrière. On recommence tout avant la 2ème rivière. Azimut, on tire droit dans la pampa. Où est cette vielle route que l’on doit suivre ? On avance, boue, marécage, ronces, pas de trace d’un quelconque passage. Demi tour, il doit y en avoir un, mais où ? On décide d’insister sur notre 1ière option. Des lumières !! On va pouvoir se renseigner, les lumières sont… Le point d’assistance quitté il y a1h 30… !!! On se fait tout petit, et on repart, 1ière rivière, une corde, ok, 2ème rivière, c’est faux. Voilà des équipes argentines qui arrivent. Après des hésitations, elles suivent nos premières traces dans la pampa. De nouveau boue, …, on insiste, traversée d’un bois, il est là ce p… de chemin, bilan : 2h 30 à tourner.
Le reste du parcours sera un peu moins mouvementé avec une 1ière partie de portage au milieu des bambous (je ne peux plus les voir), ronces et ponts en décomposition ou en ruine. Sur un d’eux, je me fais très mal au genou en tombant en rotation (visite au retour obligatoire) et une 2ème partie beaucoup plus roulante, de chemins et de pistes, où nos tout suspendu font merveille. Sur ce terrain, on reprend les automatismes, traction, aspiration et régularité. Nous revenons sur l’équipe US juste devant nous à la 5ème place. Pourquoi pas, la course n’est pas finie ? Les derniers kilomètres sont fait tout à droite, 32 au compteur.
Assistance, fin de section, 0h 50 nous sépare des américains, nous leur avons repris plus de 2h depuis le premier point de contrôle, belle perf, durant tout ce raid nous aurons bien roulé.
Modif du règlement, nous sommes bloqué 2h au départ de la dernière section, du kayak.
Relâchement, les ricains, les plus forts en kayak sur ce raid nous laisse entrevoir peu de chance de leur reprendre notre retard et nous avons une marge importante sur nos poursuivants.
3, 2,1 départ sur la rivière, avec pendant une trentaine de kilomètres, sur les 75 de l’étape, de l’eau vive et des rapides. 15 mm que nous pagayons, on vient de s’apercevoir que je n’ai pas ma chasuble de course. Nos assistants vont bien s’en rendre compte et nous l’ammener sur la rivière, pas d’inquiétude… Tiens regardes c’est Eric, il est dans l’eau jusqu’à la taille et il faut de grands gestes. On aborde.
« Il faut remonter au départ, un membre du jury s’est rendu a vu que vous aviez oublié un maillot et nous n’avons pas le droit de vous la descendre, c’est un motif de disqualification ». Gros coup sur la tête. Michel, aussitôt, décide d’aller la chercher. Nous avons fait environ 5 km, une heure plus tard nous voilà de nouveau navigant sur la rivière. Merci Michel. Cet oubli aurait pu nous coûter très cher. La fin de la descente sera longue, avec son lot habituel maintenant de vent contre, de virages interminables et surtout, n’est pas Vincent, une dernière boucle sans fin – le tour d’une île – après être passé à 200m de la ligne d’arrivée. Un mur de jonc, à perte de vue, monotonie et lassitude que seule la présence inattendue de nos deux assistants en bateau à moteur, venus à notre rencontre, a rompu, les fins de course sont toujours très longue.
Arrivée, dans le centre de Valdivia, beaucoup de monde, pour 21h, une musique à donner des frisons, un commentateur à la voie prenante et pesante, narrant notre chevauchée à travers la Cordillère des Andes, félicitations des organisateurs (ils seront là pour TOUTES les arrivées), un podium, le champagne, tous les ingrédients pour de beaux souvenirs et de grandes émotions.
6ème, nous sommes heureux de cette place, nous revenons de très loin – 35ème peut être – nous espérions sûrement mieux, mais nous avons fait une course pleine et le plaisir a été réellement présent tout au long du parcours. Maintenant que nous avons appris cette course et au vue de ce que nous avons trouver dans le Desafio de los Volcanes : gentillesse, professionnalisme, rigueur mais bonne humeur, sincérité, sûr que nous auront à cœur d’être de nouveau sur la ligne de départ en 2006



DESAFIO DE LOS VOLCANES 2005
la course vue du côté de l’assistance).

Dimanche 23 janvier, début de l’aventure, nous nous retrouvons à l’aéroport St Exupery. Tout le monde a l’air en forme et après l’inévitable cérémonie d’enregistrement des bagages, dont 4 énormes malles à vélos et des sacs plus gros les uns que les autres, nous voilà partis …
Paris, Atlanta, Santiago du Chili, Puc_n, San Martín de los Andes, environ 60 heures d’avion, de bus et de piste rythmées, pendant l’attente, par des parties de quoinche enflammées (dont je ne divulguerai pas les résultats pour ne vexer personne !), et même quelques coupes de cheveux locales. Après ça et malgré la vue de magnifiques volcans, tout le monde à l’air de suite moins en forme !
Mercredi matin, après une nuit réparatrice et une douche salvatrice (surtout pour le nez des autres), les choses sérieuses commencent : préparation du matériel, montage des V.T.T et petite sortie-test pour l’équipe. Puis découverte des spécialités locales dont les fameux « pitcher de cerveza » qui remplaceront allègrement les poches à eau d’Overstim jusqu’au départ de la course … à boire avec modération qu’y disait !
Les jours qui suivent voient la pression monter doucement, une belle rando dans une forêt de bambous avec série photos, la journée test matériel où nous récupérons 2 kayaks (2 barques Playmobil aux yeux de Pascal et Vincent, les 2 fluets de l’équipe). Grand moment également avec le contrôle des sifflets et les langues de belle-mère de Pascal, super légères mais non validées ! Après avoir récupéré notre véhicule d’assistance, nous faisons également connaissance avec notre chauffeur Evaristo, un indien mapuche, capable de dénicher une plaquette de beurre à tartiner en plein désert ! Il sera un réel 3ème assistant.

Dimanche 30, jour J, après avoir avalé notre dernier beef de chorizo, une énorme pièce de bœuf grillé, nous montons 7 personnes + les sacs dans un 4X4 super confort mais prévu pour 5 où nous avons attelé une remorque trafiquée et bondée. Nous nous rendons sur la plage d’un lac magnifique où a lieu le départ de la course et là, le premier pépin : Evaristo marche malencontreusement sur le câble du gouvernail et casse la barre d’un kayak. Il en faut plus pour affecter le moral des troupes. 3, 2, 1, c’est parti ! Prévu 7 heures de kayak minimum ! Nous filons par une piste jusqu’au PC 5, lieu de la 1ère assistance. Après avoir établi le bivouac, commence la première nuit d’attente. Nous ne pensons encore pas trop à dormir. Nous voyons pointer les premières équipes, les nôtres commençant toujours lentement, nous ne sommes pas alarmés lorsqu’ils débouchent en 16ème position. Les visages sont marqués, Véro est à la limite de l’hypothermie et Pascal, grand amateur d’eau, nous gratifie d’un superbe plongeon dans l’eau glacée (il est 1h du matin !), aidé, il est vrai, par un geste malencontreux de Bruno ! La première section n’a été visiblement pas de tout repos ! Qu’à cela ne tienne, nous les conduisons à la tente pour qu’ils se changent et mangent. Une bonne musette de riz chaud, beaucoup trop aux yeux de Michel, et les voilà comme neufs pour attaquer un trek de 9 heures. Il est temps pour nous de tout replier et de filer le plus rapidement possible jusqu’à la prochaine assistance. Après avoir roulé toute la nuit, nous rejoignons le PC 9, une assistance sauvage où nous devons déposer les V.T.T. Il a fait particulièrement froid cette nuit et la deuxième tuile arrive : les 4 amortisseurs arrière ne tiennent pas l’air. Petit vent de panique, nous n’avons qu’un seul amortisseur de rechange ! Une heure trente de bidouillage au milieu de la pampa glacée et ça devrait coller ! PC 16, pause de 5 heures obligatoire, nous apprenons qu’ils ont pointé en 35ème position durant le trek, y aurait-il un problème ? Nous avons le temps de faire quelques photos avant de voir arriver 4 sénégalais habillés aux couleurs d’INTERSPORT ! Après vérification, c’est bien eux !!! La seule explication sera « c’était très joli, nous avons visité un petit peu » ! Le plus important est qu’ils ont tous un sourire radieux et pas de gros bobos. Un rapide contrôle des sacs, un massage et nous les mettons au lit pour 3h30. Ils repartent à minuit pour un trek suivi d’une portion kayak et d’une boucle V.T.T ! De notre côté, nous commençons une course contre la montre pour le passage de la frontière et pour récupérer le bac qui nous conduira jusqu’au PC 23-25, 2ème assistance de 5 heures.

Nous n’avons toujours pas dormi et constatons que malgré un ciel étoilé magnifique,
les nuits sont aussi froides que les journées sont chaudes. PC 23, départ de la boucle V.T.T. Toutes les équipes précédentes ont mis à peu près 3 heures. Nous espérons pouvoir nous poser un moment mais non, nos compagnons en ont décidé autrement et arrivent guillerets au bout de 2 heures ! Vincent dit « le golgoth » a fait visiblement un gros travail sur cette partie V.T.T et nous lance « j’ai une de ces pêches ! », ce qui nous vaut une petite remontée au classement. Nous nous réjouissons avec Bruno que l’équipe ait décidé de nous faire faire toutes les assistances de nuit, et justement cette nuit là, alors que nous n’avions toujours que très peu dormi, quelle ne fut pas notre joie de les entendre tous les 4 à l’unisson nous réclamer « de l’eau ! ». Oui, bien sûr, de l’eau, sauf que nous n’en avions plus une goutte, dommage … Départ pour le trek du mont Mocho, superbe volcan avec passage de cordes et glaciers. Il est temps pour nous de filer au PC 32, dernière assistance de 5 heures, presque la quille. Nos guerriers pointent maintenant à la 11ème position, ils ont remontés la bagatelle de 24 places et toujours avec le sourire ! Ils sont bluffants ! Après une piste interminable et une course à côté du 4X4 qui rechignait à gravir une côte, nous atteignons enfin le bivouac. Le jeu en vaut la chandelle : un champ bordé d’une rivière au pied d’un volcan, splendide. Recommence alors ce qui est devenu pour nous la routine : montage de la tente que nous faisons maintenant les yeux fermés, gamelle sur le feu… tout cela est maintenant très organisé. Nous avons même trouvé de l’eau pendant la nuit en dévalisant une épicerie qui a dû fermer ses portes immédiatement après notre départ ! Un seul bémol : 3 litres d’eau plate pour 60 d’eau gazeuse. Nous apprendrons plus tard que l’Overstim et l’eau gazeuse ne font vraiment pas bon ménage. Ce sera là peut être l’excuse pour finir la dernière section kayak avec des gourdes remplies de Coca Cola, Fanta, Tang et autre Sprite, très énergétique ! Le maté d’Evaristo, infusion d’herbe locale, est la dernière solution que nous avons trouvé pour garder encore les yeux ouverts en attendant l’équipe. Nous en serons récompensé en les voyant débarquer fringants à la 8ème position. Re-massage, re-dodo et départ (de nuit, est-il encore nécessaire de le préciser ?) pour l’ultime partie V.T.T, nous y croyons. C’est une nuit très humide qui nous force à replier tout le matériel trempé, je réalise que nous avons eu une chance terrible de ne pas avoir de pluie durant 4 jours. Dernier bivouac, ils arrivent en 6ème position après avoir tourné plus de 2 heures autour du PC 32 (lieu de départ !!!) et nous avouent même avoir éteint leur frontale en passant à 50 mètres de nous de peur qu’on leur jette des pierres. Départ kayak, la course est jouée, nous nous relâchons un peu, Bruno film, je fais des photos, les voilà partis. Un cri derrière nous, un organisateur nous signale que l’un de nos coureurs a oublié son chasuble, ce qui pourrait nous coûter 5 heures de pénalité voire une disqualification. Bruno enfourche un vélo, je saute dans le 4X4, nous voilà partis à leur trousse. Après un bain forcé, moi qui rechignait à me laver dans les rivières glacées, ce qui faisait bien sourire Bruno !, je les intercepte et leur signal leur oubli. Michel fera un aller-retour jusqu’au bivouac pour récupérer l’objet du délit, 40 minutes pour 10 kilomètres, pas mal en fin de raid !

Jeudi 3 Février, c’est l’arrivée à Valdivia (Chili), nous avons loué un petit bateau à moteur pour aller à leur rencontre, ce qui je pense leur a fait plaisir et redonner un peu le moral sur une ligne droite très monotone au milieu des joncs. La 6ème place sera définitive. Podium, champagne, une vraie arrivée. J’avoue que je pensais enfin dormir mais Bruno, qui tient à s’imprégner des coutumes locales, nous fait faire cette nuit là le tour des discothèques de Valdivia ! Sympa ! La dernière journée sera consacrée à la préparation des bagages pour le retour et nous terminerons en beauté par la soirée de remise des prix où nous danserons jusqu’à 6 heures du matin, heure du départ.

Je remercie Véro, Pascal, Michel, Vincent, Bruno et Evaristo de m’avoir permis de partager avec eux cette aventure inoubliable.
Eric


Rando Raid SFR
La saison été 2004
SFR de la Vallée Bleu, le 2 mai 2004.
L’équipe composée de Fabienne DAUMAS, Jean-Marc CHIRAT, Vincent LACOUR et Renaud CHARLON, a participé à cette « épreuve de masse », qu’est le RandoRaid SFR de la Vallée Bleu.
Ce sont plus de 1200 coureurs qui ont pris le départ de ce 1er Randoraid de la saison, dans la ville médiévale de Crémieu (01), pour 88 km de course, alternant course d’orientation, VTT et canoë.
Après le départ à pied, pour une section de 11km en orientation, l’équipe est aux avant-postes pour enchaîner sur la première section VTT. Nous attaquons ensuite le canoë sur le Rhône, en direction de Sault-Brenas, ce qui nous permet de passer 5ème au général, et 2ème équipe mixte.
Viennent ensuite 15 km de CO, où sur la fin du parcours, une erreur d’orientation nous coûte une trentaine de minutes.
Nous arrivons 4ème équipe mixte pour la dernière section VTT, mais le parcours descendant ne nous permettra pas de reprendre du temps aux équipes premières.
Nous terminons 4ème, au terme des 88 Km, parcouru non-stop, en 5h51.



Défi Vert
La saison printemps 2004
St Jean en Royans, le 25 avril 2004.
le 25/04 s'est déroulé la 1ère étape du défi vert.L'épreuve avait lieu à St Jean en Royans.
2 équipes INTERSPORT  de 4 personnes étaient présentent, le but étant l'occasion d'un week end  d'entrainement et de retrouver la compétition après un hiver studieux, les 2 équipes courant ensemble.
Au programme :
• trail d'orientation de 2 km
• épreuve de CO d'environ 6 km
• trail d'orientation de 15 km avec 1000 mètres de dénivelé négatif.
• 9 KM de canoe sur la Bourne pour rejoindre les VTT et partir pour 35 km et atteindre l'arrivée.



Raid Gauloises Kirghizie 16 juin 2003. Une édition endeuillée
Choqué, anéanti et vidé par le décès en course de Dominique Robert au deuxième jour de la compétition, le team Intersport, ainsi que plusieurs équipes françaises, a décidé d'abandonner sa progression après plusieurs jours de lutte.
A l'annonce de la nouvelle,
Nathalie Bourillon, Pascal Bahuaud, Michel Denaix et Roland Lebeau avaient d'abord choisi, en accord avec les équipe Dialink, Aventure et Tecnica, de progresser sans aucune notion de compétition en hommage à leur amie, Dominique Robert. Mais, sans moral, sans plus d'envie de se battre et sans motivation, ils ont fini par jeter l'éponge, la mort dans l'âme.
Le team regrette que les organisateurs n'aient pas neutralisé la course une dizaine d'heures afin de permettre à chacun de faire un premier deuil et d'analyser les faits. Présent aujourd'hui sur le site d'arrivée où les Australo-américains de l'équipe Montrail viennent de franchir la ligne en vainqueurs, le quatuor d'Intersport entend bien participer à l'organisation d'une cérémonie en la mémoire de Dominique Robert.
«Il est difficile de progresser lorsqu'on a plus le moral, a expliqué Pascal Bahuaud. Je crois d'ailleurs que ce sera mon dernier Raid. J’ai beaucoup pensé à Dominique pendant l’ascension. C’était pour nous, une référence, un personnage incontournable sur le Raid».
Agée de 47 ans, mère de deux enfants et originaire de Megève, Dominique Robert en était à son 9e Raid Gauloises. Elle avait remporté celui du Costa Rica, en 1990, juste devant Pascal, alors deuxième avec ses coéquipiers de l'époque.



Intersport remporte sa quatrième victoire sur les Raid-Series Saab Salomon lors de la Finale qui s'est déroulée le 12 et 13 octobre 2002 dans la Sierra Navada Espagnole.

En vue du Raid Gauloises 2003, Intersport avait fait le choix d'inscrire deux équipes sur la Finale des Raids Series (épreuves qualificatives pour le Raid Gauloises 2003).
C'est donc sous le nom d'Intersport 2, que l'équipe composée de Rudy Gouy, Hélène Rochas, Michel Sibuet et Christophe Faure signe sa quatrième victoire au terme d'un long périple de 275 km comprenant 7200 mètres de dénivelée.
Prenant départ au coeur de la célèbre cité Maure de Grenade, le parcours allait mener les équipes dans le vent glacial du plus haut massif de la Sierra Nevada jusqu'aux vallées rocailleuses de l'Alpujarra.
Après 6 heures de course et un début volontairement prudent, Intersport se retrouve face à ses plus forts adversaires, mais néanmoins amis, les Suisses d'Allianz.
A partir de ce moment là, la course de tête s'installe entre les deux équipes, ce qui va contribuer à creuser un écart avec les équipes de derrière. Aucune des deux équipes ne cédant à la pression, à la fatigue ou à la malchance (crevaisons, chutes en VTT),
c'est avec 1minute 30 de retard sur Allianz que nous prenons le départ du canoë le dimanche matin. Intersport fera finalement la différence avec Allianz lors du deuxième jour, au cours de la descente d'un canyon spectaculaire qui comprenait des sauts de 3 à 12 mètres, dévalant celui-ci à toute vitesse, l'équipe reprend 2O minutes sur ses poursuivants. Ecart confortable que nous allons essayer de conserver jusqu'à l'arrivée grâce à un travail parfait de nos orienteurs, une cohésion et une entente parfaite au sein de l'équipe.
La dernière section de CO à travers les ruelles montantes et dans les escaliers de la magnifique ville fortifiée de Salobrena allait mener nos quatre équipiers vers une victoire bien méritée !
Pour le bilan de la saison, celui-ci ne peut être que positif :
quatre participations, quatre victoires, avec surtout d'inoubliables souvenirs et la satisfaction d'avoir constituée une équipe soudée et homogène.
En ce qui concerne le classement général, l'équipe se retrouve loin étant donné que nous n'avons pas participé à l'étape des US, mais de toutes façons nous avions décidé d'aborder chaque étape une par une.
Après une bonne période de repos qui permettra à chacun de récupérer de cette saison,
l'équipe pourra penser à l'un de ses prochains objectifs : le Raid Gauloises 2003.
Voir le catalogue des images de la course

Avec quatre victoires sur quatre participations, le Team INTERSPORT a largement dominé la saison 2002.
C'est avec plus de 16 minutes d'avance que l'équipe composée pour la circonstance d'Hélène Rochas, Michel Sibuet, Rudy Gouy, Christophe Faure et Pascal Bahuaud (assistance) a remportée la dernière manche de la Coupe du Monde des Raids Series Saab-Salomon. La course se déroulait ce week-end , le 12 et 13 octobre, dans la Sierra Nevada et regroupait 51 équipes de 15 nationalités. Sur le podium on retrouve les Suisses d'ALLIANZ et les Anglais de SAAB-SALOMON, la quatrième et cinquième place revenant respectivement à EIDER (1er du dernier Gauloises) et NOKIA (2ème du dernier Gauloises).
RENDEZ VOUS A L'ANNEE PROCHAINE POUR DE NOUVELLES AVENTURES
C'est un repos bien mérité que l'ensemble du Team va prendre maintenant. Nous vous tiendrons rapidement au courant de nos futurs aventures pour 2003.
C'est avec beaucoup de fierté et de cœur que nous défendons les couleurs de nos partenaires et nous espérons pouvoir compter de nouveau sur votre soutien lors de nos prochains défis en 2003.
SINCERES AMITIES
L'équipe INTERSPORT


INTERSPORT CARACOLE EN TÊTE DU CLASSEMENT GÉNÉRAL X-ADVENTURE RAID SERIES
Pour sa troisième participation de la saison 2002 au Raid Series Saab Salomon, Intersport signe sa troisième victoire !

Après avoir fait l'impasse sur l'étape des Etats Unis se déroulant au mois d'août dernier, l'équipe Intersport composée de Rudy Gouy, Christophe Faure, Roland Lebeau, Hélène Rochas et Pascal Bahuaud est arrivée fraîche et très motivée sur cette 4ème manche du Raid Series Saab Salomon qui se déroulait entre l'Autriche et l'Allemagne.
Le parcours qui reliait deux sites phares de la descente et du biathlon mondial : Kitzbuhël et Ruhpolding comprenait 245,5 km de chemins, sentiers et rivières, pour un dénivelé positif de 7600 mètres. A l'image des sites de départ et d'arrivée, l'étape était placée sous le signe de la vitesse et de l'endurance, permettant à Intersport de construire sa victoire petit à petit durant ces deux jours de compétition.

Victime d'une crevaison lors de la première section de VTT,
l'équipe remonte assez rapidement parmi les trois premiers et va se disputer la victoire durant tout le week-end avec la solide équipe Suisse Allianz Salomon.
Nous rencontrons des difficultés lors des 4 sections de canoë bien assez techniques pour nous et qui donneront d'ailleurs le joli surnom de "sous marin" à notre embarcation. Il faudra s'entraîner désormais en canoë si l'on veut continuer à rivaliser avec les meilleures équipes.
Heureusement, des sections à VTT et à pied, très montantes, sont là pour nous permettre de combler le temps perdu à vider le bateau et rattraper le porte carte, qui lui, est plus rapide que nous pour lire le courant et descendre la rivière !
Ce n'est qu'avec trois petites minutes que nous nous élançons pour la dernière étape qui prévoit 800m de dénivelé positif et une grande descente en VTT très roulante.
Habituée à un peu de pression (CF notre dernière victoire en France), nous donnons tout dans cette dernière montée jusqu'à l'arrivée sur la célèbre piste de ski à roulettes de Ruhpolding.

Troisième victoire d'équipe qui va nous laisser pleins de bons souvenirs ( et quelques mauvais aussi ?...) et surtout plein d'énergie pour aborder la finale du Raid Series en Andalousie le 12 et 13 octobre prochain.
http://www.raidseries.com
Voir le catalogue des images de la course


• Intersport France signe sa deuxième victoire sur le circuit Raid series Saab Salomon qui a eut lieu ce week end entre la France et l'Italie.

Au programme :
9700 mètres de dénivelé pour 170 km, effectués en VTT, course à pieds, skis, canoe, hydro speed, rappels et tyroliennes.
Météo : pluie/neige le samedi et soleil le dimanche.

En effet, l'équipe Intersport qui à déjà remporté la première manche du Raid Series qui se déroulait en Suède le mois dernier, vient de confirmer en remportant
une deuxième victoire ce week end à Courmayeur.
Cette victoire est d'autant plus méritée que l'équipe a commencé la course avec une pénalité : une erreur de notre part dans l'équipement (les coureurs avaient au pieds des chaussures non rigides alors que le règlement prévoyait des chaussures cramponables) nous coute
45 minutes de pénalité.
Heureusement, notre équipe très unie et dotée d'un moral très fort, ne se pas laisse décourager devant cet handicap qui nous a repoussé l'équipe autour de la 20ème place dès la première section, alors que l'équipe venait de signer le meilleur chrono !
Nous étions bien décidés à rattraper le retard, et pourquoi pas raccrocher le podium. Pari fou, mais nous avions encore toute la course devant nous ! A partir de ce moment, les 3 équipiers en course à tour de rôle ont tout donné pour gagner de précieuses minutes.

Dimanche matin, au départ pour la section qui prévoit entre autre l'ascension du Ruitor avec crampons et skis, nous n'avons plus que 25 minutes de retard sur Spie qui est en tête, et nous pointons en cinquième position.
La fatigue est là, mais le moral reste très bon, et nous profitons des portions à skis pour faire la différence avec les autres équipes.
Le lever de soleil au sommet du Ruitor, la longue descente à skis sur le glacier recouvert d'une fine couche de poudreuse, les 2 rappels et la tyrolienne dans des chutes d'eau impressionnantes nous laisserons un souvenir inoubliable de ce parcours.
Nous terminons cette étape qui a durée presque 6 heures avec plus que 13 minutes de retard sur Spie.
Michel, qui s'est reposé, nous accueille hilare, ébloui par notre chrono, et cela suffit à remotiver Rudy et Rolland pour tout donner dans l'avant dernière section de VTT qui s'annonce très dure (1600m de dénivelé).
Mission accomplie, pendant que Hélène s'est reposée, Michel, Rudy et Rolland rattrapent Spie et arrivent même avec 50 secondes d'avance !
Avec un peu de pression, et surtout l'envie de gagner, supportés par notre assistance et nos "supporters", nous partons sur l'ultime étape qui s'annonce courte (50 minutes environ) et qui comprend une descente en rappel.
Mais spie part avec la même idée en tête : gagner ! et nous arrivons en même temps au rappel, il y a une corde par équipe, il ne va pas falloir perdre de temps dans les manipulations de cordes.
Tout se déroule bien pour notre équipe qui termine les trois rappels en tête, rien n'est encore joué, il reste encore 1km de descente sur un petit sentier avant de rejoindre l'arrivée. Nous dévalons tout droit dans la pente. Au son des mousquetons qui résonnent, nos poursuivants ne doivent pas être loin ! Nous sortons du bois en tête, il reste quelques mètres avant de franchir la ligne...
Quelle belle victoire d'équipe !
Merci à Saga, à nos sponsors, nos assistants, nos "supporters"...

INTERSPORT est plus que jamais leader du classement général du circuit X-adventure Raid Series avec 120 points, après deux premières étapes qui leur sont revenues. SPIE, 2e avec 110 points, reste au contact. Viennent ensuite ALLIANZ SALOMON (94 pts), ENDURANCE -AGF (89) et ERTIPS (88). http://www.raidseries.com

Diffusion de la 2e étape des X Adventure Raid Series le 10 juillet sur Télématin
France 2 va diffuser la deuxième étape du circuit X-adventure Raid Series disputée entre Les Arcs - Bourg Saint Maurice / Courmayeur le mercredi 10 juillet à 6h50 dans Télématin, rubrique Sports. http://www.raidseries.com

Intersport vainqueur au sprint de l'étape France-Italie
Au prix d'un incroyable finish lors de la dernière section de trek/rappel, l'équipe française INTERSPORT a remporté dimanche 7 juillet à Courmayeur (ITA) la deuxième étape du circuit X-Adventure Raid Series, qualificative pour le Raid Gauloises 2003. Retrouvez le récit http://www.raidseries.com de cette étape palpitante et très sélective. http://www.raidseries.com

Les réactions d'après-course
Décors fabuleux, parcours sélectif, ateliers de cordes inoubliables, telles est, en résumé, la teneur des réactions des acteurs de cette seconde étape du circuit X-adevnture Raid Series. http://www.raidseries.com


X-ADVENTURE WORLD TOUR LES FRANçAIS D'INTERSPORT S'IMPOSENT EN NORVèGE
La deuxième journée de la première manche des X-adventure Raid Series disputée les 8 et 9 juin dans les montagnes et fjords du Nord de la Norvège, a vu s'affronter les deux meilleures équipes françaises de sport-aventure pour décrocher la victoire, devant l'armada des équipes scandinaves

Samedi 8 juin, suivant les confins d'une réserve naturelle, les 42 équipes engagées sont parties à 6 heures du matin par 12°C et sous un soleil splendide de Riksgränsen (500m) pour rejoindre le sommet de Vuoltasrita (à environ 1500m). Skis à dos, les Espagnols d'Intersport Extrem, vainqueur du circuit X-Adventure 2001, ont ouvert la course aux côtés de leurs challengers d'ALLIANZ, team composé d'excellents orienteurs de l'équipe nationale suisse.

Intersport, qui avait décidée de partir prudemment, démarre cette course de belle manière avec des options en orientation qui lui permettent après trois heures de course - à pied puis en ski de randonnée - de devancer de peu les Suisses d'ALLIANZ et les Suédois de TENSON sur la première section de course près de Riksgränsen.

Au bout de 24 km de randonnée/ski, 7 km de roller, 15 km de VTT où nous réalisons le meilleur temps (merci les vélos), 22km de canoë (avec transport des VTT) dans un fjord où Spie, grâce à une interprétation judicieuse des recommandations, gagnera plus de 20 minutes sur tous ses principaux rivaux. 20 km à pied et 9 km de VTT (avec portage), SPIE BATIGNOLLES prend la tête du classement avec une mince avance de trois minutes sur ENDURANCE-AGF, équipe composée d'anciens champions de ski de fond et d'une jeune championne en orientation. L'équipe TENSON (SUE), maîtres orienteurs à l'aise sur leurs propres terres, devance de peu Intersport.
Nous sommes tous dans un mouchoir de poche, moins de dix minutes séparant les cinq premières équipes.
Après une nouvelle section de VTT, dans un cadre idyllique (cascades, forêt, montagne), la grosse section à pied et ski de début de nuit, celle qui permet de faire des écarts. L’équipe fera la différence sur cette section (20 mm) avec des choix performants sur les changements de ski.
On commencera la deuxième journée avec une petite avance de 10 minutes sur Spie et trois heures de sommeil.

Dimanche 9 juin, à 4 heures du matin, sous un soleil monté déjà bien haut dans le ciel, la plupart des équipes ont enfilé leurs rollers pour une mise en jambes vivifiante. "Ça réveille!", s'exclame Christophe, après 50 minutes et 20 km des plus roulants sur la petite route vallonnée, le long du fjord Skjomen, près de Narvik. SPIE perd une minute sur nous dans ce premier exercice de la journée, discipline que les Jurassiens d'ENDURANCE-AGF terminent avec le meilleur temps (47:32).

11,3 km de navigation en canoë sur les eaux bleues-vertes d’un fjord ouvrent ensuite les yeux fatigués sur des eaux bordées de parois et surplombées de glaciers.
Bientôt, les températures dépasseront 25°C.

En tête, nous commettons une petite erreur d'orientation que SPIE s'empresse de suivre… ENDRUANCE passe brièvement en tête, mais arrivés au fond du fjord, nous sommes de nouveau les premiers.
A l’attaque de la dernière (et conséquente) section de trek, ski et cordes (16,8 km pour 1246 m de dénivelé), nous perdons 3 minutes.
Il ne reste plus que 2 minutes d’avance.

En chaussures de raid, nous rattrapons Spie et les lâchons au bout de la descente pour arriver premiers à une fabuleuse traversée de cascade en tyrolienne.
A l’arrivée, nous avons repris l’avantage de manière conséquente avec 12 minutes. Cette fois-ci, la partie semble jouée même s'il reste encore 16,6 km de VTT, truffés de descentes vertigineuses sur la crête du Reinnesfjellet.

14 heures : soleil torride (nous sommes à deux cent kilomètres au dessus du cercle polair), Intersport passe sous l’arche d’arrivée, victorieuse de cette première étape de la Coupe du Monde des Raidseries Salomon/Saab.
Rendez -vous dans un mois pour l’étape France/Italie où, sans aucun doute, nos adversaires aurons à cœur de revanche et nous de plaisir et de victoire.

ALLIANZ est heureux de décrocher la troisième place devant ENDURANCE-AGF et la meilleure équipe scandinave, TENSON. "On ne s'imaginait pas terminer sur le podium face à une telle concurrence scandinave", explique Luc Béguin d'Allianz. Mais ni NOKIA, ni LAPIN KULTA n'ont jamais réussi à rentrer dans la course pour le podium. "Trop de compétitions en trop peu de temps", selon les explications laconiques de leurs assistants.
Tous les détails sur le Site X-adventure



Raid Gauloise : Le point sur la course
C'est un team international renouvelé qui s'engagera, composé des anciens (Pascal Bahuaud, Michel Denaix et Michel Sibuet-Becquet) et de deux nouveaux, l'Espagnole Emma Roca et Rudy Gouy, un orienteur de niveau international.

Pour voir le parcours en temps réel.

Article extrait du site internet du Raid Gauloises © F.Erder
Un monstre sacré tire sa révérence
Pour sa 9ème participation au Raid Gauloises, Pascal Bahuaud comptait bien monter enfin sur la plus haute marche du podium avec ses équipiers d’Intersport. Deuxième des éditions 90, 94, 95 et 2000, 3ème en 92 et 98, l’ancien champion d’aviron, reconverti depuis 10 ans dans les raids aventure, avait annoncé avant le départ que ce Raid Gauloises au Vietnam serait son dernier.
Pascal voulait tirer sa révérence dans la baie d’Ha Long en brandissant le trophée de la victoire. Mais la fatalité en aura décidé autrement…À mi-parcours, alors que son équipe occupait la 5ème place du classement général, " Baloo " a été contraint à l’abandon, foudroyé par une gastro-entérite qui l’a complètement déshydraté. Sous la tente de l’assistance médicale où il a dû être immédiatement perfusé, le capitaine d’Intersport tente, les larmes aux yeux, d’analyser cet " abominable coup du destin " :
"
C’est la pire chose qui pouvait m’arriver ; Je suis d’autant plus amer que cet abandon n’est en rien le résultat d’un manque de préparation, encore moins un manque d’expérience…Juste la faute à " pas de chance ! La nuit dernière avec mes équipiers, on s’est arrêté une petite demie heure chez des locaux qui nous ont offert le gîte et le couvert ; J’ai été le seul de l’équipe à manger un bol de riz avec des légumes. " Pour les médecins du Raid, Pascal a été victime d’une intoxication alimentaire. " Bien sûr qu’en tant que capitaine de l’équipe, je culpabilise encore plus de les laisser continuer hors classement. Le Raid Gauloises est mythique, c’est lui qui m’a fait découvrir l’univers des raids aventure. J’aurais tellement voulu le gagner une fois dans ma vie ! "
Aujourd’hui, Pascal est inconsolable malgré les projets qui ne manquent pas de fourmiller dans la tête de ce " touche à tout ". Passionné de voile, l’insatiable aventurier construit depuis 5 ans de ses propres mains un bateau de 14 mètres : "
Nous avons prévu, ma femme et moi, de partir un an sillonner les mers. " Une fois ce rêve de marin réalisé, l’ingénieur lyonnais aimerait bien revenir sur les raids aventure, mais cette fois de l’autre côté, celui de l’organisation….Et Pascal d’évoquer l’idée d’apporter un jour prochain son expérience aux organisateurs du Raid Gauloises.

Dimanche 5 mai, Baie d' Ha Long (Vietnam)
Emma, Rudy et les deux Michel ont franchi la ligne d'arrivée de ce 11e raid Gauloises en 7e position. Dans la dernière portion de kayak de mer, ils ont pris leurs temps afin d'engranger le plus de souvenirs possibles de ce magnifique paysage de la baie d'Along.
Ils ont retrouvé Pascal, qui les attendait non sans émotion sous la banderole "Finish". Un instant très fort pour l'équipe touchée de plein fouet par l'abandon de Pascal.
Evidemment, Intersport ne sera pas classé, le grand principe du Raid étant de franchir la ligne à cinq. Pour autant, des images inoubliables sont dans toutes les têtes et, déjà, des projets font jour...

Samedi 4 mai, Cat Ba (Vietnam)
Alors que ses coéquipiers poursuivent leur route (ils étaient pointés en 5e positon au CP41) et vont bientôt s'engager dans la dernière portion de kayak de mer dans la baie d'Along, Pascal Bahuaud a pu expliquer les raisons de son abandon au CP 29 : "tout allait très bien, nous étions tous en bonne forme, les pieds très peu abîmés. Nous avions jusqu'ici bien géré la course, les temps de repos et de marche. A partir du CP 22, j'ai subitement eu des mots de ventre très violents. Je ne pouvais tout simplement plus m'alimenter. Tout ce que je mangeais ou buvais repartait aussitôt. Nous avons dû ralentir le rythme, j'étais vidé. Pour ne rien arranger, il faisait très chaud et je me suis progressivement déshydraté. Les médecins pensent que j'ai été victime d'une intoxication alimentaire, peut-être contractée dans l'eau... Je suis évidemment très déçu car les choses se déroulaient parfaitement pour nous. Les médecins m'ont perfusé et injecté un antibiotique très puissant. J'espère maintenant que l'équipe va continuer sur sa lancée et passer dans quelques heures la ligne d'arrivée...".
Quant au team VSD Eider, il a franchi au petit matin, après un nuit de progression, la ligne d'arrivée en vainqueur, devant les Finlandais de Nokia. L'équipe Ertips est attendue dans les heures à venir.

Vendredi 3 mai, Ba Bê (Vietnam)
C’est une très forte déshydratation qui a contraint Pascal à abandonner hier alors qu’il ne restait que deux à trois jours de course dans ce Raid Gauloises au Vietnam. Les médecins ont en effet insisté pour que Pascal stop la compétition. Après une nuit de repos, il va mieux mais garde un très petit moral, lui qui réalisait là, à 46 ans, sont dernier raid en tant que concurrent.
Le reste de la troupe poursuit la course.
L’équipe est arrivée en 6e position au CP36 où quelques kilomètres de marche sont à avaler avant d’attaquer une petite partie en vietnam boat.
Quant aux Nokia, vainqueurs de la précédente édition au Tibet, juste trois minutes devant Intersport, ils viennent de passer en tête devant VSD-Eider et Ertips.

Jeudi 2 mai, Ba Bê (Vietnam)
La chaleur éprouvante (entre 38 et 40°C), qui plombe actuellement les provinces du Nord-Vietnam, a eu raison de Pascal Bahuaud, le capitaine du team, contraint à l'abandon au CP29. Pascal, qui rêvait d'une victoire pour son dernier raid - il dispute ici, à 46 ans, son 9e Raid Gauloises - a en effet jeté l'éponge, très éprouvé par les conditions atmosphériques.
Ses coéquipiers, Emma, Rudy et les deux Michel, poursuivent la course mais, conformément au règlement du raid qui stipule de franchir la ligne d'arrivée à cinq, ne seront pas classés.
Ils étaient pointés au CP30 en 6e position, juste derrière le team finlandais Lapin Kukla.
Les 3 équipes de têtes, Ertips, Parallax et Nokia, ont pour leur part d'ores et déjà franchi le CP36.

Mauvaise nouvelle pour le team qui, au CP16, a écopé de 5 heures de pénalité pour avoir oublié le matériel spécifique de tyrolienne. L’organisation a donc fourni les baudriers et mousquetons nécessaires mais a appliqué 1 heure de pénalité par équiper, qu’Intersport devrait purger au CP33 juste avant une nouvelle portion de VTT.
Au dernier pointage (CP29), l’équipe était classée 6e au coude à coude avec VSD Eider et les Finlandais de Lapin Kukla mais à une dizaine d’heures des premiers, les Américains de Parallax (CP32).
Interviewé au CP 16 (lire sur le site raidgauloises.com) Pascal Bahuaud est apparu en excellente forme.
L’équipe reste concentrée sur son objectif de podium, sachant qu’il ne reste qu’environ 3 jours de course s’annonçant pour le moins difficiles.

Mardi 30 avril, Ba Bê (Vietnam)
Toujours pointé à la cinquième place, avec environ 3 heures de retard sur le groupe de tête, le team poursuit sa course dans de très bonnes conditions. Tout le monde reste en excellente forme et très motivé. L'équipe est en effet arrivée au CP 20 (portion de marche) en 5e position derrière les leaders VSD Eider puis Parallax, Nokia et Ertips.
Les Intersport ont mis seulement 4 heures pour aller du CP 19 au CP 20, alors que leurs adversaires Ertips et Nokia, visiblement plus affectés, ont respectivement couvert la distance en 8 et 5 heures.
Dès le point de contrôle 21, le team s'engagera dans la portion de canoë où il espère se refaire une santé et conserver son avance sur ses poursuivants.

Lundi 29 avril, Thac MO (Vietnam)
Bon départ du team qui, après deux jours de course très difficiles en raison de violents orages puis de chaleurs intenses et d'un soleil brûlant, pointe en 5e position au CP 13 à environ 6 heures des premiers, les Français de VSD Eider.
La redoutable première section de trek, longue de 121,5 km, n'est plus qu'un lointain souvenir pour les Intersport. "
On est cassé comme si on avait déjà fait un raid entier", ont-ils déclaré à leur arrivée du CP6 sans pour autant perdre de temps avant de se lancer dans la section de VTT.
L'équipe s'est en effet mise en chasse de VSD Eider, Ertips, Parallax et Nokia, tous de sérieux prétendants à la victoire. Une bonne nouvelle cependant : VSD Eider a été condamné à effectuer sur une prochaine partie du parcours une pénalité de deux heures pour avoir enfreint le règlement du raid Gauloises.
Quant aux assistants, ils sont en tête des "malchanceux" avec, dès le premier jour de course, deux crevaisons en moins d'une heure.

Vendredi 26 avril, Bac Ha (Vietnam)
L'équipe vient d'arriver à Bac Ha au Nord du Vietnam d'où sera donné, demain à 13 heures (heure locale), le départ de ce 11e Raid Gauloises. Dix heures de bus ont été nécessaires pour rejoindre depuis Hanoi cette petite ville située près de la frontière avec la Chine.
Emma (elle avait, pour l'anecdote, loupé son avion, vendredi dernier depuis Barcelone), Pascal, Rudy et les deux Michel sont fatigués de ce long périple mais heureux de se retrouver à quelques heures du grand départ.
Toutes les vérifications de matériel sont terminées (sans problème, cette année, si ce n'est quelques interrogations sans suite sur la densité des gilets de sauvetage). L'équipe a même pu tester les VTT, flambants neufs, dans les rues pour le moins bruyantes et klaxonnantes de la capitale.
Quant au parcours, il est désormais connu : plus de 1000 kilomètres pour rejoindre la mythique baie d'Along avec, au finish, une dernière section de kayak de mer qui promet d'être spectaculaire. "
La course sera longue, analyse Pascal. Nous avons travaillé plus de 12 heures sur les cartes et il nous reste encore des points à éclaircir. Je crains beaucoup la première partie de trek mais attend avec impatience le VTT ou les sampan. Quant au GPS, il sera fondamental pour la navigation mais nous ne savons pas encore si nous pourrons, techniquement, l'utiliser partout".



7 avril 2002 : X Winter à Courchevel
Tir groupé pour les teams Intersport International et France à l'occasion du X Winter de Couchevel, le 7 avril dernier.
Hélène Rochas et Rudy Gouy s'imposent en mixte à l'issue de 5 heures de course. Ils sont talonnés par Emma Roca et Michel Denaix, qui terminent deuxième équipe mixte, à 15 minutes de leurs coéquipiers.
Au classement général, Hélène et Rudy montent sur la troisième marche du podium derrière deux équipes "garçons" très affutées.
Pascal Bahuaud et Michel Sibuet-Becquet se classent en sixième position au général ; une petite erreur d'orientation leur coûte la 4e place mais le duo qui voulait surtout s'affûter dans la perspective du Raid Gauloises au Vitenam est satisfait de son parcours.Quant à Renaud Charlon et Vincent Lacour (team France), ils terminent en 16e position.